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Durant l'été, nombreuses sont les occasions de profiter de concerts de musique classique en plein air. Que ce soit La virée classique de l'OSM, ou encore l'événement Montréal symphoniquepour ne nommer que ces deux activités, ces événements nous donnent la chance de tendre l'oreille et d'oublier le bruit des marteaux-piqueurs.

Enthousiasmée par ces propositions, j'ai eu envie de suggérer quelques lectures afin de familiariser les enfants (et peut-être bien aussi les grands) à la musique classique.

Tout d'abord, aux éditions TamTam

Mozart, le petit génie musical

Vivaldi, les quatre saisons

Ces deux cartonnés nous proposent quelques extraits des plus beaux airs de ces deux compositeurs. Le tout est agrémenté d'illustrations humoristiques où nous voyons des animaux se laisser porter par la grâce de la musique.

En continuant avec les imagiers, la collection Mes petits imagiers sonores chez Gallimard offre des livres musicaux pour les tout-petits (mon expérience d'animatrice m'indique que les plus grands ADORENT aussi.)

Mozart, Casse-Noisette, La flûte enchantée, Les instruments vol.1 et 2, Mes musiques classiquessont quelques-uns des titres que vous trouverez.


J'apprécie particulièrement la qualité sonore de cette collection ainsi que l'originalité des instruments proposés. De plus, le format rend la manipulation facile pour les menottes encore maladroites.

Pour les plus grands, Un monde fantastiqueet Le chant des oiseaux, tous deux publiés chez La Montagne secrète, retiennent mon attention.


Ces ouvrages nous permettent d'entendre une sélection d'oeuvres phares de compositeurs issus de toutes les époques et de différents genres. Dans Un monde fantastique, les compositions choisies s'inspirent de légendes anciennes et de vieilles superstitions tandis que dans Le Chant des oiseaux, les mélodies se rapprochent du chant des oiseaux. Détail apprécié: un glossaire de termes musicaux et un guide d'écoute se retrouvent à la fin.

Écoutez, la musique est partout, même dans les livres.

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Question de nous rappeler que l'été bat son plein, j'ai eu envie de m'entourer de jaune pour quelques instants. Vous ne trouvez pas que peu importe le temps qu'il fait à l'extérieur, le jaune met de la vie dans une pièce? 

Il y a le jaune poussin, jaune citron, jaune d'oeuf, jaune moutarde, jaune serin, jaune banane (nanane), jaune ocre, jaune soleil, évidemment. Il y a des livres jaunes aussi.

Je vous présente deux livres québécois; un dont l'histoire débute en plein cœur de Paris, alors que l'autre trouve son chemin dans les ruelles du Mile End.

Le parapluie jauneest paru il y a quelques années aux éditions de La Courte Échelle.
Dès les premières pages, un parapluie se présente au lecteur en toute simplicité. Ce personnage particulier a quelques tracas. C'est qu'il a connu des jours plus heureux. Depuis la mort de madame Grésil, monsieur Grésil est si triste qu'il ne sort plus. Les amoureux avaient l'habitude de faire des promenades sous la pluie, mais le coeur n'y est plus et le parapluie s'ennuie toujours un peu plus. Il doit absolument trouver une solution, un signe, un bruit qui sortirait Monsieur Grésil de sa torpeur et lui redonnerait goût à la vie...

À pas de souris, nous suivons la réflexion de ce parapluie. Comme un rayon de soleil après l'orage, viendront les premiers pas de Monsieur vers lui. Dans ce récit, chaque geste posé par cet homme compte et se transforme en une caresse aussi douce qu'une petite plume. On nous parle de tristesse et de mort sans détour, mais avec un doigté si apprécié. Les illustrations dans des coloris de jaune, gris et noir nous percutent et nous intriguent, comme par exemple cette image où la mort hideuse, difforme et beaucoup trop imposante, mais en même temps fascinante se présente à un monsieur Grésil abattu, presque effacé. On se demande si la grande faucheuse ne l'engloutira pas à son tour, mais c'est mal connaître la débrouillardise du parapluie.

La deuxième lecture que je vous propose est L'oiseau de Coletted'Isabelle Arsenault.

L'artiste n'en n'est pas à ses premières armes comme illustratrice, mais cette BD est sa première en tant qu'illustratrice et auteure.

En tant que citadine, j'avoue apprécier me retrouver dans des décors typiquement montréalais et je suis bien servie avec cette BD. L'histoire commence de façon classique: Colette vient d'emménager dans le Mile-End. Pour la énième fois, elle demande à sa mère un animal de compagnie et pour la énième fois sa mère lui refuse. Elle décide donc d'aller explorer les ruelles de son quartier. Ce petit chaperon jaune emboîte le pas avec un air tristounet, mais au détour d'une clôture, elle rencontre deux gamins. "Que fais-tu?" lui demande l'un d'eux. Euh...je cherche ma perruche. Ah oui! Nous allons t'aider." Et les voilà qui fouille le moindre racoin. D'un petit groupe de trois, ils deviendront quatre et cinq et... au final Colette aura fait la connaissance de tout le voisinage.

Ce récit, véritable antidote à l'ennui, nous permet de retrouver avec plaisir la douceur et la vivacité du coup de crayon d'Arsenault.

L'oiseau de Colette est le premier d'une série mettant en vedette les personnages de la bande du Mile-End.

Pour terminer, deux petits livres cartonnés à glisser entre les menottes de bébé.

Jaune de Marc Pouyet

Jaune chameau de Janik Coat


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Une fois n’est pas coutume, le temps des vacances m’a permis de découvrir deux chouettes récits de voyage en bande dessinée. Les auteurs ont en commun, qu’à travers l’écriture leur style s’aiguise.


BRUMES DE SAPA (LES) OK.indd

Ma première découverte est parue à la fin de l’année dernière. Il s’agit de Brumes de Sapa de Lolita Séchan (qui est la fille du chanteur Renaud, il faut bien le dire, même si ce n’est pas tout).

Cette bande dessinée raconte la rencontre de l’auteure et de Lo Thi Gom , jeune fille d’origine Hmong, une communauté ethnique minoritaire et opprimée du Vietnam. C’est lors d’un premier voyage dans ce pays que Lolita la découvre. Elle reviendra ensuite une fois l’an pour la revoir.

La beauté de ce récit doit beaucoup à Lo Thi Gom est une personne à la fois très lucide et ancrée dans un pays aux traditions fortes. Le dessin de l’auteure est aussi approprié: il devient de plus en plus précis et habité d’une vie propre.


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Comment je ne suis pas devenu moine de Jean-Sébastien Bérubé raconte exactement ce que dit le titre. (!) L’auteur s’est rendu au Népal pour devenir moine bouddhiste.

Je venais juste de lire le roman jeunesse Hare Krishna de François Gilbert sur le même sujet , si le traitement me semble moins violent, la remise en question est semblable. La désillusion de Bérubé vient surtout de l’institution corrompue et quand on lui demande dans l’avion à son retour: “Oh ! Vous êtes bouddhiste ?” Il répond: “Non… Je suis juste un être humain.”(p.226).

Ce qui m’a plu aussi dans cette bandes dessinée, c’est entre autre, la présence du bégaiement du narrateur qui prend du sens vers la fin du livre. Je croyais que les hésitations venaient de la difficulté de s’exprimer dans une autre langue, alors qu’elles laissaient paraître une fragilité.

Le côté un peu brouillon du dessin disparaît aussi au fil du récit. Le trait est affirmé dans la deuxième partie où l’on découvre, entre autres, de somptueux paysages.

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Pour poursuivre ce Mois de la bd: un manga qui allie gourmandise et passion du vélo, ça existe ? Oui ! cette série s’appelle Les petits vélos de Keiko Koyama.

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Elle met en scène des animaux mignons: une loutre - Monsieur Véloutre- entouré d’un chat livreur de lait, d’une brebis cuisinière, d’un lémurien mangaka, d’une singe gibbons, d’un lynx coursier et de plusieurs autres.

Véloutre tient une pizzeria où l’on déguste des pancakes géants qui est en fait une boutique de réparation de vélo située… en haut d’une colline! La Strade Bianche

Passionné de vélo, il se fâche de recevoir plus de gourmands que de cyclistes.

Les courts chapitres présentent souvent un besoin ou une situation permet d’expliciter un aspect du vélo. On rencontrer par exemple dans le tome 2: une maman kangourou qui veut se procurer un siège pour enfant, la visite d’un atelier de fabrication sur mesure avec le maire (un dragon de komodo qui veut offrir un vélo à sa femme), le chat livreur qui a besoin d’un imperméable adapté, la compétition.

Le manga s’adresse aux enfants en premier: les intrigues sont simples. Il n’y a pas d’obstacles à la compréhension, pas d’humour au second degré. Les jeunes lecteurs seront attirés par des personnages animaliers irrésistibles par leur mignonnerie.

Je connais quand même plusieurs adultes passionnés de vélo qui deviendront vite accro car on apprend plein de détails techniques : origine du métal chromoly, vélo cargo et sportif, gamme de selles, transport du vélo…etc. De quoi donner envie de rouler, si l’été peut enfin arriver !

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Le mois de la BD continue à battre son plein et pour l'occasion, je vous propose cette fois-ci le premier tome de la série Violette autour du monde. J'ai déjà dit dans ce blog aimer les personnages de petite fille difficile à classer.

Dans Violette autour du monde, tome 1: Ma tête dans les nuages, nous découvrons la vie tout sauf ordinaire de notre héroïne.


Violette est la fille de deux artistes de cirque: une femme-canon qui adore les gaufres au chocolat et un dompteur d'insectes, qui la trimballe de ville en ville. Le cirque débarque à Paris, ville des arrière-grands-parents de Violette.

Une journée d'école buissonnière, notre jeune demoiselle tombe nez à nez avec le peintre Henri de Toulouse-Lautrec. Cette rencontre est alors l'occasion d'une visite guidée à travers la Ville-Lumière. Notre petite saltimbanque fera au passage la connaissance de Sisley, Pissaro et Monet et sur ce qui distingue leur peinture de celle de Toulouse-Lautrec.

" Ils peignent en plein air et se définissent comme des peintres de la lumière et de la nature! (...) Moi, je cherche le frémissement de la vie (...) Je l'ai trouvé dans les ondulations du corps féminin, dans le tourbillon de la danse." 

Violette retire de cette journée l'importance de s'attarder aux petits plaisirs de la vie. Et puis, alors qu'il n'y a pas si longtemps, elle espérait avoir une vie normale, elle se dit que sa richesse se trouve justement dans toute cette troupe hétéroclite qui l'accompagne jour après jour.

Cette bande dessinée donne l'occasion au jeune lecteur d'en apprendre un peu plus, non pas sur la vie de Toulouse-Lautrec, mais sur l'essence de son travail. Cette lecture se veut une réelle visite de Paris. Nous déambulons sur la butte Montmartre, croisons au détour le Moulin rouge ou encore le pont Alexandre III.

Pas à dire, mes pieds de saltimbanque me démangent de partir.