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J'aime les livres qui parlent de course, surtout ceux qui transposent habilement le rythme et le souffle de ce sport. Et j’ai adoré Le garçon qui courait. Je ne suis pas la seule puisqu’il est en nomination pour le Prix jeunesse des libraires du Québec.


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On y relate la vie du marathonien, Sohn Kee-Chung, premier Coréen à avoir remporté cette épreuve aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Il remporte cette victoire sous un nom japonais Son-Kitei, la Corée étant sous occupation japonaise.

On y parle de la résistance politique d’un homme par ce qu’il sait fait de mieux: courir.

Cela débute dès l’âge de 7 ans où avec son grand-frère, il s’enfuit après que ce dernier eut incité ses camarades de classe à se rebeller. Il doit ensuite aller en Chine tous les matins, ployant sous le poids de melons qu’il transporte sur son dos pour les rapporter à son père. Et cela continuera toute sa vie, à travers les épreuves qu’il remporte et son métier d’entraîneur.

D’autres livres qui présentent la course sous l’aspect plus psychologique:


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Pour le 375e anniversaire de Montréal, j'ai eu envie de m'attarder à la littérature jeunesse qui met en valeur cette ville. En fait, je cherchais non pas des documentaires ou des guides de voyage, aussi intéressants soient-ils, mais bel et bien des ouvrages de fiction qui mettent en scène la ville aux cent clochers.

Je vous propose donc quelques titres, certains récents, d'autres classiques qui méritent d'être connus.

Stéphane Poulin est un amoureux de Montréal et il nous le fait bien ressentir avec l'album As-tu vu Joséphine?
Joséphine, c'est la chatte de Daniel. Elle aime se sauver et parcourir les ruelles de son quartier. Le petit Montréalais n'a alors d'autre choix que de partir à sa recherche. Ce titre est le premier d'une série qui nous permet de découvrir un quartier typique de l'est de Montréal avec son architecture, ses escaliers, ses petits commerces et ses gens qui l'animent. Cet album est paru en 1986 et reste un incontournable pour la beauté des illustrations, pour son sujet et parce que peu d'albums évoquent le patrimoine urbain de cette façon.

De l'est de la ville, nous nous rendons dans le Mile-End faire la connaissance de Colette. Je vous ai déjà parlé de L'oiseau de Colette sur ce blog. Dans cet album, le quartier est évoqué plus qu'illustré au détails près ce qui n'enlève rien au plaisir de la lecture, bien au contraire. L'artiste Isabelle Arsenault transmet l'importance que représentent les ruelles dans notre imaginaire collectif. Et puis, qu'une histoire soit écrite en 1986 ou trente ans plus tard, partir à la recherche d'un petit animal restera toujours un bon prétexte pour explorer son quartier.

Élise Gravel s'est attardé à un personnage mythique de Montréal, plus précisément du quartier Rosemont, avec son album Le Grand Antonio.

Avec ce récit, l'artiste réussit à nous présenter ce personnage plus grand que nature avec beaucoup d'humour et de légèreté tout en abordant sa vulnérabilité et son itinérance. Nous le voyons tirer des autobus (chose qu'il aimait particulièrement faire), soulever un tronc d'arbre couvert d'hommes et de femmes assis dessus, avec toujours comme toile de fond les paysages de la ville. À la présentation de ce livre, les enfants ont été touchés par le récit de cette homme. En prime, certains étaient bien curieux et intéressés de savoir à quoi ressemblaient les anciens bus de la ville.

Et vous, connaissez-vous d'autres titres qui révèlent Montréal ou une autre ville que vous affectionnez?




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Je trépignais de lire ces deux nouvelles sorties, je n’ai pas été du tout déçue!

Fé verte Amélie Dumoulin

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J’avais (un peu) peur que le changement de lieu dénature le personnage de Fé: la ville s’exprimait tellement bien dans roman précédent (Fé M Fé) que son absence augmentait les chances d’étiolement.

Et bien non, elle survie et nous émeut toujours autant. Cette fois à la campagne où ses parents ont des projets de reconstruction (une grange). Elle, elle s’ennuie dans sa roulotte aux rideaux orange. Mais c’est sans compter son boulot à la friterie, travail pris au hasard, où elle apprendra à connaître la patronne, Ivy et d’autres clients colorés.

Et on retrouve avec bonheur, son amour Félixe,  Moera la voyante et Yan avec qui rien n’est simple. En bonus: vous apprendrez à cuisiner des pogos au tofu!


Les optimistes meurent en premier

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Encore Susan Nielsen ? Et oui, faut croire que l’auteure a été à la bonne école avec la série de ma tendre jeunesse, Degrassi.

Un groupe de jeunes, tous blessés, sont forcés de suivre des cours d’art-thérapie avec un prof qui aurait préféré enseigner à des jeunes du primaire.

Il y a le violent qui a les cheveux gras et dont la mère est décédée récemment, le gay qui trippe sur le mime, l’alcoolique grecque, le mystérieux homme bionique et Pétula, dont la sœur est décédée en avalant un bouton de la tuque qu’elle lui avait fabriqué.

Ce qui est formidable de ce roman d’observer ces jeunes qui apprennent à s’ouvrir aux autres, sans clichés. Pétula deviendra moins anxieuse en fréquentant Jacob, mais aura aussi à accepter sa part d’ombre lorsqu’il s’avèrera aussi à avoir ses faiblesses. 

En plus, la mère de Pétula est libraire passionnée de littérature jeunesse et Jocob est féru de cinéma alors on a envie de fouiller plus loin et de découvrir plein d’autres œuvres !

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Cette semaine, je suis tombée par hasard sur deux livres formidables qui expliquent le corps humain de manière fort originale.

À la défense de l’organisme !

Plus petite, je me régalais des épisodes d’Il était une fois… la vie, un dessin animé dans lequel Maestro, Pierrot, Petit Gros, Pierrette, le Teigneux, le Nabot personnifiaient des éléments et parasites du corps humain. On retrouve un procédé semblable dans Brigades immunitaires, un manga d’Akane Shimizu, où les éléments su système immunitaires sont aussi personnifiés, mais où les combats sont beaucoup plus sanglants!

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On suit ainsi Hématie (une globule rouge) qui doit livrer son oxygène aux poumons, tout en évitant les attaques du Pneumocoque. Heureusement, elle peut compter sur l’appui de matricule u-1146 un leucocyte (globule blanc).

Ce qui est chouette dans ce shônen, c’est que les super pouvoirs des protagonistes sont liés à leurs caractéristiques réelles: par exemple le virus de la grippe est personnifié par des zombies: “Cette saleté commence par infecter une cellule, puis il se réplique” explique le globule blanc en pleine action. De petits encarts précisent régulièrement à qui on a affaire, sans ralentir la lecture.

Dans le premier tome, on rencontre ainsi les terribles: pneumocoque, pollen de cyprès, virus de la grippe et le staphylocoque doré (bactérie qui loge sur la peau et dans les muqueuses). J’ai très hâte de voir quels seront les prochains ennemis que devront affronter la globule rouge et son allié.


Corps à assembler

Dans Comment fabriquer son grand-frère d’Anaïs Vaugelade, un album grand format qui se nomme lui-même “un livre d’anatomie et de bricolage”, Zuza, une petite fille accompagnée de ses peluches décide de se construire un grand frère.

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il y a ici une chouette vidéo de promotion produite par la maison d’édition.

Avec les moyens du bord, Zuza assemblera les principaux éléments du corps tout en expliquant leur fonctionnement. Ainsi, elle utilisera des élastiques pour concevoir les nerfs, une éponge pour la langue, des entonnoirs pour les oreilles.

Ce livre aborde des notions assez poussées (surtout lorsqu’on entre dans les échanges cellulaires et les processus chimiques) qui seront difficilement compréhensible pour de jeunes enfant. Par contre, il peut être un formidable outil de découverte: on peut très bien aller lire des extraits sans perdre le fil.


Depuis ces lectures, je ne vois plus une simple écorchure de la même manière !

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Pour préparer son petit à ce grand évènement, deux titres me séduisent particulièrement: Ma petite rentrée d’Annette Tamarkin chez les Grandes personnes et Xavier-la-lune de Martine Audet chez Dominique et compagnie.

La chouette avait déjà présenté quelques beaux imagiers de Tamarkin ici. Je me permets d’en rajouter. Cette auteure belge maîtrise de manière formidable le travail du papier. On peut d’ailleurs avoir un aperçu de ses pop-up dans ce court vidéo.

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Autant vous l’avouer tout de suite: je crois que les tout-petits ont droit pouvoir manipuler les livres, au risque même de parfois les abîmer.

On me demande souvent des livres pour préparer les jeunes enfants à l’entrée à la maternelle et je crois que ce livre présente toutes les notions essentielles de manière ludique et esthétique !

Par exemple, on peut replier les doigts d’une main pour apprendre à compter. On ouvre de petites portes pour apprendre les couleurs, on glisse de belles pastilles rouges pour apprendre les positions spatiales, etc.


Mon deuxième titre Xavier-la-lune est un sympathique album pour désamorcer la peur de retourner en classe.

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Il présente un jeune garçon sensible qui utilise ses souvenirs et découvertes de l’été pour magnifier son présent de manière poétique.


Les poèmes, m’a expliqué maman maman

donnent des mots à mettre aux peines,

à l’inconnu, au merveilleux,

aux jours de monstres trop monstrueux,

aussi à ce qui est difficile à dire,

comme les je t’aime, les j’ai mal


Les illustration toutes en rondeur de Luc Melanson amènent une certaine douceur par le choix des couleurs et les liens qu’il tisse avec les mots.


Ne reste qu’à espérer que votre tout-petit découvre la joie de découvrir par lui-même et d’apprendre. D’autres suggestions pour apprivoiser l’école:

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