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J'ai eu le plaisir récemment de lire les albums écrits par Anna Llenas qui explorent les émotions.

Le premier a été Le Vide publié au 400 coups en 2016.


Nous rencontrons Julia, une petite fille comme toutes les autres, vivant un bonheur paisible. Elle vit sans souci jusqu'au jour où elle ressent un énooooorme vide au ventre qui laisse passer le froid, les monstres et qui aspire tout. Julia se demande ce qui pourra combler ce trou.
Elle enchaîne alors les tentatives infructueuses jusqu'à ce qu'elle jette un coup d'oeil dans ce trou au milieu de son ventre.



Les illustrations, habiles collages qui mixent des éléments brutes à des dessins vibrants et colorés, enrichissement le récit.

La lecture fait naître une vague déferlante de questions et surtout de réponses chez les enfants...des échanges savoureux.

Voici quelques uns des autres albulms de l'auteur qui abordent les émotions:




Le dessin d'Anna et ses histoires permettent de créer facilement différentes activités complémentaires à la lecture.


Ces titres comblent de manière exquise un énoooooooorme vide quant à la littérature jeunnesse qui aborde les émotions.



Bonne lecture et bonnes émotions!

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Pour ce nouveau billet, j'avais envie de jumeler le plaisir de la lecture avec celui de déambuler entre les murs d'une exposition.

Jusqu'au 13 février 2018, se tient à la librairie Monet l'exposition Cabanes, une installation artistique multidisciplinaire et audio-littéraire. Cette installation combine deux plaisirs de l'enfance qui remplissent de légèreté le cœur des petits et rendent les plus grands nostalgiques: les cabanes en bois et les histoires.

Cette cocréation d'Iphigénie Marcoux-Fortier et Sarah Lalonde, permet aux enfants de 5 à 8 ans de se promener dans le dédale des cabanes en bois. À tous moments, ils peuvent entrer dans une cabane, se faire raconter une histoire enregistrée et profiter de l'univers sonore et visuel.

Pour les informations, cliquez ici.

Pour accompagner cette visite, je propose à vos renardeaux et à vos bébés chouettes, le titre Cabanes d'Aurélien Débat, édité chez Les Grandes Personnes.

Aurélien Débat est un illustrateur et un artiste multidisciplinaire qui aime beaucoup rendre ses créations participatives. L'album Cabanes a d'ailleurs donné lieu à une installation où les visiteurs pouvaient créer leur propre cabane.

Dans cet album, il n'y a non pas trois, mais 15 cochons qui se rendent au magasin de bricolage. Ils souhaitent construire une maison. Bien entendu, il y a du bois et des briques, mais il y a aussi des blocs de glace, des feuilles de bananier et des rochers.

Au fil des pages, nous voyons les différentes créations des cochons selon leurs envies et leur personnalité. Comble du bonheur, les lecteurs sont invités, à la fin, à créer leur propre cabane à l'aide d'estampes autocollantes.

Ainsi, Aurélien Débat questionne notre manière d'utiliser l'espace urbain. En présentant différents types de cabanes, les enfants constatent qu'il existe bien plus que des maisons en paille, en bois et en briques.

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Voici quelques titres qui font fureur à la maison.


Petites histoires de nuit de Kitty Crowther

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Bonjour, les camions ! de Sherri Duskey Rinker


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Gros cornichon d’Édouard Manceau

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Paco et l’orchestre de Magali Huche

(pour écouter un extrait, c’est ici)


cc


La tournée de Facteur Souris de Marianne Dubuc

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Et le livre préféré de papa: T’choupi ne veut pas se coucher de Thierry Courtin


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Une belle et bonne année remplie de lectures et de découvertes à vous !

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J'aime les livres qui parlent de course, surtout ceux qui transposent habilement le rythme et le souffle de ce sport. Et j’ai adoré Le garçon qui courait. Je ne suis pas la seule puisqu’il est en nomination pour le Prix jeunesse des libraires du Québec.


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On y relate la vie du marathonien, Sohn Kee-Chung, premier Coréen à avoir remporté cette épreuve aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Il remporte cette victoire sous un nom japonais Son-Kitei, la Corée étant sous occupation japonaise.

On y parle de la résistance politique d’un homme par ce qu’il sait fait de mieux: courir.

Cela débute dès l’âge de 7 ans où avec son grand-frère, il s’enfuit après que ce dernier eut incité ses camarades de classe à se rebeller. Il doit ensuite aller en Chine tous les matins, ployant sous le poids de melons qu’il transporte sur son dos pour les rapporter à son père. Et cela continuera toute sa vie, à travers les épreuves qu’il remporte et son métier d’entraîneur.

D’autres livres qui présentent la course sous l’aspect plus psychologique:


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Pour le 375e anniversaire de Montréal, j'ai eu envie de m'attarder à la littérature jeunesse qui met en valeur cette ville. En fait, je cherchais non pas des documentaires ou des guides de voyage, aussi intéressants soient-ils, mais bel et bien des ouvrages de fiction qui mettent en scène la ville aux cent clochers.

Je vous propose donc quelques titres, certains récents, d'autres classiques qui méritent d'être connus.

Stéphane Poulin est un amoureux de Montréal et il nous le fait bien ressentir avec l'album As-tu vu Joséphine?
Joséphine, c'est la chatte de Daniel. Elle aime se sauver et parcourir les ruelles de son quartier. Le petit Montréalais n'a alors d'autre choix que de partir à sa recherche. Ce titre est le premier d'une série qui nous permet de découvrir un quartier typique de l'est de Montréal avec son architecture, ses escaliers, ses petits commerces et ses gens qui l'animent. Cet album est paru en 1986 et reste un incontournable pour la beauté des illustrations, pour son sujet et parce que peu d'albums évoquent le patrimoine urbain de cette façon.

De l'est de la ville, nous nous rendons dans le Mile-End faire la connaissance de Colette. Je vous ai déjà parlé de L'oiseau de Colette sur ce blog. Dans cet album, le quartier est évoqué plus qu'illustré au détails près ce qui n'enlève rien au plaisir de la lecture, bien au contraire. L'artiste Isabelle Arsenault transmet l'importance que représentent les ruelles dans notre imaginaire collectif. Et puis, qu'une histoire soit écrite en 1986 ou trente ans plus tard, partir à la recherche d'un petit animal restera toujours un bon prétexte pour explorer son quartier.

Élise Gravel s'est attardé à un personnage mythique de Montréal, plus précisément du quartier Rosemont, avec son album Le Grand Antonio.

Avec ce récit, l'artiste réussit à nous présenter ce personnage plus grand que nature avec beaucoup d'humour et de légèreté tout en abordant sa vulnérabilité et son itinérance. Nous le voyons tirer des autobus (chose qu'il aimait particulièrement faire), soulever un tronc d'arbre couvert d'hommes et de femmes assis dessus, avec toujours comme toile de fond les paysages de la ville. À la présentation de ce livre, les enfants ont été touchés par le récit de cette homme. En prime, certains étaient bien curieux et intéressés de savoir à quoi ressemblaient les anciens bus de la ville.

Et vous, connaissez-vous d'autres titres qui révèlent Montréal ou une autre ville que vous affectionnez?