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Calendrier de l'Avent: Jour 3

Pour apprécier l'hiver, rien de mieux que de jouer dehors et de s'adonner à la confection d'un bonhomme de neige. Floup, le sympathique personnage de Carole Tremblay, s'émerveille de la première neige. Malgré son fidèle complice contraint à rester à la maison, rien ne l'arrêtera dans son projet.



Cette série n'est pas des plus récentes, mais pourquoi bouder son plaisir et laisser dormir ce petit chien sur les tablettes des bibliothèques?

Les textes courts de l'autrice et les illustrations à la gouache de Steve Beshwaty rendent cet univers rigolo, dynamique et réconfortant. En prime, une finale qui surprend et qui déclenche le rire des tout petits.

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Calendrier de l'Avent: Jour 2

Tout contre toi d'Emma Dodd est un livre tout doux où la tendresse ressentie tout au long du récit vient contraster avec la rudesse de l'hiver.



Ce petit album à la couverture matelassée nous présente bébé pingouin qui découvre l'immensité de l'univers, de son univers. Dans ce texte rythmé par la répétition d'une phrase, le lecteur se fait bercer par les magnifiques illustrations agrémentées de perles d'argent. Page après page, on découvre un pan du monde glacée de bébé pingouin. Tout est si grand, et lui, si petit! Heureusement, il existe toujours des êtres qui savent nous réchauffer le cœur et nos rappeler que nous n'avons rien à craindre.

À lire près du feu ou bien emmitouflé sous les couvertures!





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Nous sommes le 1er décembre et pour l'occasion, j'ai décidé de vous proposer une sorte de calendrier de l'Avent (selon mes règles.) Ainsi, tout au long du mois de décembre, je me pencherai sur des récits de Noël originaux, doux et floconneux ou au contraire, quelque peu déjantés, mais aussi sur des titres qui mettent en scène l'hiver et son désert blanc.

C'est parti!

Pour ce premier titre, voici un album d'Emilie Vast, Neige, le blanc et les couleursaux éditions MeMo. Encore une fois, je suis restée émue par tant de délicatesse et de doigté.




Neige, c'est le nom de la pigeonne. Elle vit dans le froid où tout est blanc. Un jour, elle découvre sur un arbre une jolie baie rouge. Puis, le lendemain, c'est une baie orange qui pousse. Puis une jaune, et une verte et ce jusqu'à ce que les couleurs de l'arc-en-ciel se déclinent devant elle, sans raison particulière. Sept couleurs comme dans sept merveilles, c'est toute une coïncidence! Quoi faire avec ça?

Après réflexion, Neige se lancera dans quelques expérimentations se disant qu'elle ne peut passer à côté de cette chance. Avec patience et persévérance, elle arrivera à se créer un univers bien à elle où le blanc et les couleurs ont leur place.

Émilie Vast joue avec les lignes épurées, la couleur en aplat et les contrastes. Elle aime les arts graphique du passé et on ressent bien cette ambiance surannée au fil de ses récits.

Ce présent album ne fait pas exception.

À pas d'oiseau (et non de souris), on prend plaisir à découvrir avec le personnage chaque baie colorée. D'ailleurs, les enfants comprennent dans l'instant que chacune des découvertes est rare et précieuse.

Lorsque Neige se lance dans ses multiples essais pour colorer son univers, on ne peut qu'être émue devant son courage, sa patience et sa créativité.

Le récit s'appuie sur un principe de répétition où sont intégrés les sept jours de la semaine ainsi que les sept couleurs de l'arc-en-ciel. Et, lorsque l'enfant devient habitué au rythme du récit, POP, une fin inattendue vient le surprendre au détour.






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Pour ce billet à l'odeur des feuilles d'automne, je vous propose une promenade muséale à travers une sélection de quelques livres. J'utilise le terme promenade, différent à mon avis, du mot visite. La promenade évoque la rêverie. La découverte et l'apprentissage aussi, certes, mais avant tout un moment où on laisse son esprit vagabonder, ses yeux se délecter, ses pieds se délier sans trop de balises. Voici quelques titres qui donneront envie, enfin je l'espère, de franchir les portes d'un musée.

Ma visite au musée: l'art moderne du Québec



Ce livre a été conçu en collaboration avec le Musée national des beaux-arts de Québec et plus particulièrement avec la conservatrice de l'art moderne des lieux, Anne-Marie Bouchard. À travers cette balade en deux dimensions, on découvre les toiles de plusieurs peintres automatistes tels que Jean-Paul Riopelle, Jean-Paul Lemieux, Alfred Pellan, mais aussi celles d'Helen Galloway, Henri Julien et Ozias Leduc. Tout au long, on mêle quelques leçons d'histoire de l'art parmi un choix de toiles fort pertinent. Parions que les adultes en apprendront autant.

La gardienne du Musée



Le prolifique auteur Simon Boulerice nous revient avec une histoire attendrissante et juste assez poussiéreuse pour semer le mystère. Les thèmes des apparences, des mal-aimés et de ceux qui voudraient tant être reconnus au-delà de leur image quelconque sont des thèmes chers à l'auteur. Cette fois-ci, c'est à travers les yeux d'un petit garçon qui ne regarde pas comme les autres et d'une gardienne du musée courbée et vieillissante, Madame Morose, que tout prend forme. Cette histoire est douce, émouvante et intrigante. La fin nous surprend et nous fait dire qu'il est toujours bon d'aller au-delà des apparences, au Musée comme ailleurs. En prime, les petits lecteurs pourront découvrir quelques oeuvres célèbres de Botticelli, Degas et Rodin, pour ne nommer que ceux-là.

Au musée

Ce petit cartonné charme par sa facture rétro, son format inusité et la beauté de ses illustrations minutieuses et amusantes. Chaque page nous fait découvrir un type de musée. Ainsi, nous visitons un musée d'art, un musée de sciences naturelles, un musée d'ethnologie et d'anthropologie. À mettre entre les mains des tout-petits et des plus grands.

Un et d'autres chiffre avec Alexandre Calder



Si l'exposition Alexandre Calder: Un inventeur radical, en ce moment au Musée des Beaux-Arts de Montréal, vous interpelle, ce livre pourra préparer les enfants à cette visite. La collection Premiers pas avec les grands artistes des éditions Phaidon, s'est donné comme mandat d'éveiller les tout-petits à l'art, dès l'âge d'un an. La facture aérée des photographies et les textes minimalistes réussissent à toucher et capter l'intérêt des bébés.

D'autres titres

OOOh! Picasso, Bayard
Mon premier musée, Palette
OOOh! Matisse, Bayard

Drôles d'artnimaux!, Palette




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Un nouveau livre de Brian Selznick est toujours pour moi un événement. Peu d’auteurs racontent en images avec autant de talent.

Avec L’invention de Hugo Cabret, il avait habilement évoqué le cinéma de Georges Méliès et nous avait fait visité une gare de Paris dans les années 1930. Ce roman a d’ailleurs été adapté au cinéma par Martin Scorsese en 2012.

Avec Après la foudre, nous avions découvert le Musée d’histoire naturelle de New York et ses anciens cabinets de curiosité.

9780545988162c9781443120067c


Son petit (!) dernier, La maison des merveilles présente le Royal Theatre de Londres mais surtout une maison-musée faisant revivre le 18ième siècle. L’auteur s’est d’ailleurs fortement inspiré de la maison de Dennis Severs.

9781443164672c


Si les livres de Selnick présentent une grosseur impressionnante (ils sont très épais et lourds) pour les lecteurs à qui ils se destinent (à partir de 10 ans), c’est qu’ils racontent autant par l’image que par les mots. Les deux modes ne sont pas imbriqués comme dans la bande dessinée, mais se présentent de manière autonome. Ils racontent chacun une partie de l’histoire.

Dans la maison des merveilles, la première partie est entièrement dessinée et présente l’histoire du naufrage du Kraken. Le trait au fusain donne un aspect sensible au récit comme s’il acquérait une certaine fragilité et une douceur à cause du jeu des ombres dû au médium.

La partie suivante, uniquement en texte, raconte l’histoire de Joseph qui s’est enfuit de son pensionnat et prend refuge chez son oncle. Ce dernier l’accueille à rebrousse poil dans sa maison ancienne où Joseph a l’impression de vivre dans un autre siècle.

Comme dans ses deux romans précédents, l’amour de l’art (ici le théâtre) et les histoires de filiation sont centrales et donnent au récit un souffle et une précision dans les sentiments complètement originale.


Un livre à déguster lentement, même si vous ne pourrez que tourner les pages de manière frénétique (surtout dans la narration portée par le dessin).