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Pour le 375e anniversaire de Montréal, j'ai eu envie de m'attarder à la littérature jeunesse qui met en valeur cette ville. En fait, je cherchais non pas des documentaires ou des guides de voyage, aussi intéressants soient-ils, mais bel et bien des ouvrages de fiction qui mettent en scène la ville aux cent clochers.

Je vous propose donc quelques titres, certains récents, d'autres classiques qui méritent d'être connus.

Stéphane Poulin est un amoureux de Montréal et il nous le fait bien ressentir avec l'album As-tu vu Joséphine?
Joséphine, c'est la chatte de Daniel. Elle aime se sauver et parcourir les ruelles de son quartier. Le petit Montréalais n'a alors d'autre choix que de partir à sa recherche. Ce titre est le premier d'une série qui nous permet de découvrir un quartier typique de l'est de Montréal avec son architecture, ses escaliers, ses petits commerces et ses gens qui l'animent. Cet album est paru en 1986 et reste un incontournable pour la beauté des illustrations, pour son sujet et parce que peu d'albums évoquent le patrimoine urbain de cette façon.

De l'est de la ville, nous nous rendons dans le Mile-End faire la connaissance de Colette. Je vous ai déjà parlé de L'oiseau de Colette sur ce blog. Dans cet album, le quartier est évoqué plus qu'illustré au détails près ce qui n'enlève rien au plaisir de la lecture, bien au contraire. L'artiste Isabelle Arsenault transmet l'importance que représentent les ruelles dans notre imaginaire collectif. Et puis, qu'une histoire soit écrite en 1986 ou trente ans plus tard, partir à la recherche d'un petit animal restera toujours un bon prétexte pour explorer son quartier.

Élise Gravel s'est attardé à un personnage mythique de Montréal, plus précisément du quartier Rosemont, avec son album Le Grand Antonio.

Avec ce récit, l'artiste réussit à nous présenter ce personnage plus grand que nature avec beaucoup d'humour et de légèreté tout en abordant sa vulnérabilité et son itinérance. Nous le voyons tirer des autobus (chose qu'il aimait particulièrement faire), soulever un tronc d'arbre couvert d'hommes et de femmes assis dessus, avec toujours comme toile de fond les paysages de la ville. À la présentation de ce livre, les enfants ont été touchés par le récit de cette homme. En prime, certains étaient bien curieux et intéressés de savoir à quoi ressemblaient les anciens bus de la ville.

Et vous, connaissez-vous d'autres titres qui révèlent Montréal ou une autre ville que vous affectionnez?




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Durant l'été, nombreuses sont les occasions de profiter de concerts de musique classique en plein air. Que ce soit La virée classique de l'OSM, ou encore l'événement Montréal symphoniquepour ne nommer que ces deux activités, ces événements nous donnent la chance de tendre l'oreille et d'oublier le bruit des marteaux-piqueurs.

Enthousiasmée par ces propositions, j'ai eu envie de suggérer quelques lectures afin de familiariser les enfants (et peut-être bien aussi les grands) à la musique classique.

Tout d'abord, aux éditions TamTam

Mozart, le petit génie musical

Vivaldi, les quatre saisons

Ces deux cartonnés nous proposent quelques extraits des plus beaux airs de ces deux compositeurs. Le tout est agrémenté d'illustrations humoristiques où nous voyons des animaux se laisser porter par la grâce de la musique.

En continuant avec les imagiers, la collection Mes petits imagiers sonores chez Gallimard offre des livres musicaux pour les tout-petits (mon expérience d'animatrice m'indique que les plus grands ADORENT aussi.)

Mozart, Casse-Noisette, La flûte enchantée, Les instruments vol.1 et 2, Mes musiques classiquessont quelques-uns des titres que vous trouverez.


J'apprécie particulièrement la qualité sonore de cette collection ainsi que l'originalité des instruments proposés. De plus, le format rend la manipulation facile pour les menottes encore maladroites.

Pour les plus grands, Un monde fantastiqueet Le chant des oiseaux, tous deux publiés chez La Montagne secrète, retiennent mon attention.


Ces ouvrages nous permettent d'entendre une sélection d'oeuvres phares de compositeurs issus de toutes les époques et de différents genres. Dans Un monde fantastique, les compositions choisies s'inspirent de légendes anciennes et de vieilles superstitions tandis que dans Le Chant des oiseaux, les mélodies se rapprochent du chant des oiseaux. Détail apprécié: un glossaire de termes musicaux et un guide d'écoute se retrouvent à la fin.

Écoutez, la musique est partout, même dans les livres.

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Question de nous rappeler que l'été bat son plein, j'ai eu envie de m'entourer de jaune pour quelques instants. Vous ne trouvez pas que peu importe le temps qu'il fait à l'extérieur, le jaune met de la vie dans une pièce? 

Il y a le jaune poussin, jaune citron, jaune d'oeuf, jaune moutarde, jaune serin, jaune banane (nanane), jaune ocre, jaune soleil, évidemment. Il y a des livres jaunes aussi.

Je vous présente deux livres québécois; un dont l'histoire débute en plein cœur de Paris, alors que l'autre trouve son chemin dans les ruelles du Mile End.

Le parapluie jauneest paru il y a quelques années aux éditions de La Courte Échelle.
Dès les premières pages, un parapluie se présente au lecteur en toute simplicité. Ce personnage particulier a quelques tracas. C'est qu'il a connu des jours plus heureux. Depuis la mort de madame Grésil, monsieur Grésil est si triste qu'il ne sort plus. Les amoureux avaient l'habitude de faire des promenades sous la pluie, mais le coeur n'y est plus et le parapluie s'ennuie toujours un peu plus. Il doit absolument trouver une solution, un signe, un bruit qui sortirait Monsieur Grésil de sa torpeur et lui redonnerait goût à la vie...

À pas de souris, nous suivons la réflexion de ce parapluie. Comme un rayon de soleil après l'orage, viendront les premiers pas de Monsieur vers lui. Dans ce récit, chaque geste posé par cet homme compte et se transforme en une caresse aussi douce qu'une petite plume. On nous parle de tristesse et de mort sans détour, mais avec un doigté si apprécié. Les illustrations dans des coloris de jaune, gris et noir nous percutent et nous intriguent, comme par exemple cette image où la mort hideuse, difforme et beaucoup trop imposante, mais en même temps fascinante se présente à un monsieur Grésil abattu, presque effacé. On se demande si la grande faucheuse ne l'engloutira pas à son tour, mais c'est mal connaître la débrouillardise du parapluie.

La deuxième lecture que je vous propose est L'oiseau de Coletted'Isabelle Arsenault.

L'artiste n'en n'est pas à ses premières armes comme illustratrice, mais cette BD est sa première en tant qu'illustratrice et auteure.

En tant que citadine, j'avoue apprécier me retrouver dans des décors typiquement montréalais et je suis bien servie avec cette BD. L'histoire commence de façon classique: Colette vient d'emménager dans le Mile-End. Pour la énième fois, elle demande à sa mère un animal de compagnie et pour la énième fois sa mère lui refuse. Elle décide donc d'aller explorer les ruelles de son quartier. Ce petit chaperon jaune emboîte le pas avec un air tristounet, mais au détour d'une clôture, elle rencontre deux gamins. "Que fais-tu?" lui demande l'un d'eux. Euh...je cherche ma perruche. Ah oui! Nous allons t'aider." Et les voilà qui fouille le moindre racoin. D'un petit groupe de trois, ils deviendront quatre et cinq et... au final Colette aura fait la connaissance de tout le voisinage.

Ce récit, véritable antidote à l'ennui, nous permet de retrouver avec plaisir la douceur et la vivacité du coup de crayon d'Arsenault.

L'oiseau de Colette est le premier d'une série mettant en vedette les personnages de la bande du Mile-End.

Pour terminer, deux petits livres cartonnés à glisser entre les menottes de bébé.

Jaune de Marc Pouyet

Jaune chameau de Janik Coat


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Le mois de la BD continue à battre son plein et pour l'occasion, je vous propose cette fois-ci le premier tome de la série Violette autour du monde. J'ai déjà dit dans ce blog aimer les personnages de petite fille difficile à classer.

Dans Violette autour du monde, tome 1: Ma tête dans les nuages, nous découvrons la vie tout sauf ordinaire de notre héroïne.


Violette est la fille de deux artistes de cirque: une femme-canon qui adore les gaufres au chocolat et un dompteur d'insectes, qui la trimballe de ville en ville. Le cirque débarque à Paris, ville des arrière-grands-parents de Violette.

Une journée d'école buissonnière, notre jeune demoiselle tombe nez à nez avec le peintre Henri de Toulouse-Lautrec. Cette rencontre est alors l'occasion d'une visite guidée à travers la Ville-Lumière. Notre petite saltimbanque fera au passage la connaissance de Sisley, Pissaro et Monet et sur ce qui distingue leur peinture de celle de Toulouse-Lautrec.

" Ils peignent en plein air et se définissent comme des peintres de la lumière et de la nature! (...) Moi, je cherche le frémissement de la vie (...) Je l'ai trouvé dans les ondulations du corps féminin, dans le tourbillon de la danse." 

Violette retire de cette journée l'importance de s'attarder aux petits plaisirs de la vie. Et puis, alors qu'il n'y a pas si longtemps, elle espérait avoir une vie normale, elle se dit que sa richesse se trouve justement dans toute cette troupe hétéroclite qui l'accompagne jour après jour.

Cette bande dessinée donne l'occasion au jeune lecteur d'en apprendre un peu plus, non pas sur la vie de Toulouse-Lautrec, mais sur l'essence de son travail. Cette lecture se veut une réelle visite de Paris. Nous déambulons sur la butte Montmartre, croisons au détour le Moulin rouge ou encore le pont Alexandre III.

Pas à dire, mes pieds de saltimbanque me démangent de partir.

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Tel que promis, je vous reviens avec une bande dessinée québécoise destinée, cette fois-ci, aux 3 à 5 ans. Bien entendu, rien ne vous empêche de tenter le coup de présenter cette sympathique BD à un enfant un peu plus jeune ou encore un peu plus âgé puisque l'âge chronologique d'un enfant et son âge de lecteur ne sont pas toujours les mêmes.

Les éditions Comme des géants nous propose Mimose et Sam: Basilic en panique! de Cathon.


Dans cette histoire, les deux compagnons viennent en aide à Basile le Basilic qui est complètement dévasté. Le pauvre se fait grignoter une petite feuille à chaque soir sans que personne ne s'en aperçoive. Mimose, une jeune jardinière qui prend soin des lieux et Sam, un petit panda, seront mis au défi de trouver qui ose ainsi brouter en catimini l'élégant Basile. Pour ce faire, ils se promèneront à travers les hautes herbes du jardin pour interroger petits et grands insectes.

Bien que cet ouvrage ne se veut pas, de prime abord, une référence en sciences naturelles, la jolie BD est riche d'un vocabulaire maraîcher et entomologique, si je puis me permettre, et je la verrais très bien accompagner une visite au jardin ou un atelier de plantation.

L'univers graphique de cette BD est léger, appétissant et instructif par moment. Bien que la BD ne soit pas un genre simple à décoder pour un jeune enfant, ce titre nous permet une incursion en douceur vers le 9e art. Certains dessins pleines pages laissent tout le temps aux enfants de ne se concentrer que sur une image à la fois, tandis qu'à certains moments dans l'histoire, l'auteure-illustratrice nous présente des planches de deux à quatre cases.

On termine la BD en espérant retrouver Mimose et Sam dans un prochain épisode.  Qui sait..?